![]() | poésie libre - Editions : l'Aphélie - Le corsage entr'ouvert jusqu'aux seins, il neige | Conte, Editions Les Trabucaires - Illustrations : Claude Masse |
![]() | texte original : André Stil - Edition : Musée d Art Moderne de Céret | La plus petite herbe a moins d'ignorance que de conversation, elle vous aveugle à toute minute pour peu que vous tourniez bien le ciel comme il faut... |
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Roman - Edition les trabucaires - Le manuscript volumineux, travail de plusieurs mois, plusieurs années pénible, jeté dans la cheminée, a fait chaud pendant un quart d'heure. Au moins. Quinze minutes de flammes en forme de dépot et de dérision. C'est le papier qui brûle et a fait chaud. Les mots écrits, eux, n'y sont pour rien |
![]() | Essais - Préface Henri Solans - Editions conseil général | Le texte vient faire oublier qu'il est omnipotent et qu'il vise à placer dans nos têtes les idées selont lesquelles les hommes individuellemet créent le beau, ou encore que le regard embelli une création collective qui n'est pourtant pas destinée à cela |
Une approche personnelle de l'Art Moderne
Ce que j’essaye de dire dans ces propos, en dehors de toute polémique et sans aucun ressenti, ce sont nos modifications de perceptions, mais aussi les glissements de la nécessité de l’entreprise artistique. L’expérience de l’art, n’est plus pour dire la quête initiatique de la place de l’humain dans la nature et la société, et le nom de Picasso est devenu une marque de voiture sans que cela ne choque personne. Ce qui semble sûr, c’est que, si après un mode de pensée en succède un de différent, suivant un cycle inévitable des mouvements historiques, l’art, actuellement, n’a aucune chance de participer à une mutation de société.
Art et société
Détachée de l’obsession du regard de l’autre, l’œuvre libérée, sans attente, devient réflexion, pose la question de son devenir en tant qu’œuvre, définit l’espace personnel, puis social, dans lequel elle s’inscrit. Nos opinions dépendront de cette mise à disposition et de ce qui nous est donné à voir. La vocation de l’art est de réveiller les consciences celle du créateur, celle de l’éventuel spectateur de son œuvre. Je ne veux plus croire en une œuvre individuelle, intime, égocentrique, maladive. Je ne vis pas sur une île déserte. Mon rapport au résultat de la création sera en communion avec mon temps présent, ici et maintenant, sera en communication avec l’autre, éventuel spectateur ou pas, de toute façon mon semblable. La force qui réside dans l’acte de créer est plus importante que le résultat lui-même. L’art chargé dans sa définition première de poésie n’est pas inutile. Le dépassement de l’art doit nous permettre de nous retrouver tous. Les larmes de la générosité retrouvée resteront le lien possible entre moi, l’autre et la nature qui nous accueille. Mes représentations, par l’image, rempliront ce double objectif : rechercher la relation avec mon complice humain dans la connaissance et le respect de notre environnement.
L'Art abstrait
Il y a eu, de Kandinsky jusqu’à Rothko, passant par des artistes aussi différents qu’Arman ou Tal Coat, une approche d’œuvres personnelles et pertinentes, qualifiées entre autre, de plus ou moins abstraites. Ces œuvres, toutes attachées à leur temps, le XX° siècle, restent révélation de la force d’un résultat dans les tentatives de s’en approprier un sens et une émotion. Ces tentatives, plus ou moins justes dans leur compréhension, modifieront notre regard sur elles, mais aussi sur la connaissance d’un monde qui les entoure, même si c’est davantage par des interrogations que par des réponses. Il ne sera question ici, pour l’instant, que d’esthétisme, à savoir des moyens et des techniques au service d’une forme. Même si le terme, pour parler d’art, est restrictif, il ne peut être question d’esthétique que dans une réflexion plus large du devenir de l’art.

Conte, Editions Les Trabucaires - Illustrations : Claude Masse


